Les Gaz'ailes
Club de parapente - Magny en vexin - Val d'Oise
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Le Cap, Afrique du Sud, 21 decembre 2009, Olive M, 20 ans de vol...
Mais je n'ai rien trouvé : pas de terrain de foot, pas de terrain de rugby, pas de square. Le vent s'accélérait et je ne l'ai pas bien évalué. J'ai fini par tenter un terrain de basket. Mais mon approche était mauvaise, c'était trop petit et c’était trop technique avec ce vent arrière que j’ai mal intégré Je me suis remis face beaucoup trop tard. Je n'avais aucune chance, j'étais déporté sur un immeuble. La dernière vision que j'ai est celle de ce mur d'immeuble qui arrive plein pot, alors que je suis encore en virage. J'ai de la chance de tomber sur des secours et sur une clinique de qualité. Pour les secours voir ça ===> http://minilien.fr/a0la05 ou voir ça ===> http://www.aviationcentral.co.za/?p=611
On peut toujours se dire qu'on a évité le pire : les lésions rachidiennes, voire les 4 planches. Mais ça n'est qu'un maigre consolation. J'en ai pris pour des mois de galère, voire plus. : 3 mois alité. Déjà 4 interventions chirurgicales. Puis deux mois de fauteuil roulant. Puis des mois pour remarcher de travers. Il faudra que je sois opéré à nouveau pour une prothèse de hanche si je veux remarcher normalement, recourir voire un jour revoler. Encore 10 mois plus tard je n'y crois pas. Tout ça pour une petite erreur d'inattention, puis la faute à "pas de bol". Le matin même, je prévoyais d'aller visiter un marché de Kayelitscha, situé dans les towships du Cap. Mais on m'a déconseillé d'y aller seul en tant que blanc (craignos). Du coup je me suis trouvé désoeuvré en attendant mon avion, et j'ai décidé d'aller faire ce petit vol de "touriste". Et du coup c'est ma vie qui a basculé, d'une certaine façon. Comme quoi ça tient à peu de chose, parfois....
Conclusion: le vol pardonne souvent, en cas d'erreur. Mais ça ne marche pas à chaque fois. Là je suis passé instantanément à la caisse. Cet accident du dernier jour s'est produit après une semaine de compétition passée à Porterville, où tout s'était bien passé, même dans des conditions aérologiques parfois un peu "viriles". Là, clairement il y a eu baisse de vigilance. Les voyants rouges se sont allumés beaucoup trop tard, alors que j'étais tranquillement obnubilé par les photos que j'avais en tête. Alors qu'il était largement possible d'anticiper et de sentir "le vent venir" (sans mauvais jeu de mot). Il y a exactement 12 ans, je faisais le même type d'erreur au sommet du Mont Ventoux, en plein hiver, et j'étais héliporté. Ce carton était largement évitable, en faisant preuve d'un minimum d'imagination. Il n'y a pas de vol "anodin". Je n’ai plus qu’à m’en mordre les doigts, j'en prends pour des lustres, sans même savoir si je pourrai revoler. S'ajoutent â ça les séquelles « dans la tête », car j'ai eu le temps de voir venir le crash. Même si quelque part j'ai échappé au pire, ça laissera des traces. Même si d'aventure je pouvais me remettre en l'air.